séquencer permet de décomposer en période facile de compétences

 

 LA Mise à Niveau en Arts Appliqués offre aux APPRENTIS ou stagiaires une opportunité unique d’explorer le

La tête dans les nuages MAIS LE COEUR DANS LES ETOILESmonde et acquièrent peu à peu la maturité nécessaire pour envisager l'avenir d' une vie et de décider qui l'on ne sera pas,ils maîtrisent progressivement les subtilités de l'expression plastique, s'appuient sur une culture générale & artistique qui va leur servir de socle tout au long de leur vie. 
En outre, la pratique des matières professionnelles va permettre à l’élève de tester ses centres d'intérêt et ainsi de trouver sa voie. une opportunité unique d’explorer le monde des métiers artistiques

Apprendre , c'est  s’approprier du futur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

C'ÉTAIT SIMPLE D'APPRENDRE AUTREFOIS : L'HISTOIRE crée l'art ,l'art crée la technique,la technique invente la capacités à transmettre , pour transmettre il faut être léger comme un rêve et Chaque rêve finit par trouver sa forme, séquencer son savoir , dédramatiser chaque étape et démontrer que c'est facile, sans le savoir les  Maîtres Artisan de l'apprentissage faisaient de la transmission Constructiviste

aujourd'hui tout est écrit mais rare ceux qui possèdent quelque chose a offrire

aujourd'hui ce n'est plus des monuments qu'il faut protéger mais le  savoir empirique fait de petit secret des hommes. pour le conserver et transmettre des monuments et des élèments du passé , il faut aussi transmettre le savoir pour le conserver. La mise en valeur patrimoine doit se faire avec le souci de fournir à ceux qui en auront la charge les informations utiles à leur conservation,  protéger et entretenir les bases technique de la créativité , 3000 an de recherche pour un détail de l'histoire , un leg moral de preuve d'humanité et de soufrance

L'empirisme désigne un ensemble de théories philosophiques qui font de l'expérience sensible l'origine de toute connaissance et de tout plaisir esthétique

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invente ton futur et Chaque rêve finit par trouver sa forme

Histoire de l'art, périodes artistiques,chronologie de l'art ,styles et mouvements.FORMATION ÉBÉNISTE MARPEN ,arts appliqués

 « art » dérive du latin ars, artis qui signifie « habileté, métier, connaissance technique»

Parce que, de tous temps, les connaissances informelles, non codifiées, se sont acquises essentiellement par la démonstration au sein des corporations des metiers d art ,eux mêmes s'interrogent aujourd'hui autant sur leurs capacités à transmettre leur savoir spécifique, construire de nouvelles compétences, modifier sa façon d’agir, de penser . c’est aller de ce que l’on connait vers ce que l’on ignore,une anticipation de l’inconnu c'est s'inventer !. on peut considérer l’apprentissage comme une modification stable et durable des savoirs, des savoir-faire ou des savoir- être d'un individu, l'expérience permettant de tout oublier et être soi même et de réinventer ses connaissance .

Réussir, c'est s'inventer soi même et renouveler le monde. Apprendre, c'est démonter les idées préconçues, remettre en question des savoirs anciens, c'est s'engager dans l'aventure des savoirs, se jeter dans l'inconnu.

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Constructivisme théorie de l'apprentissage,Constructivisme artistiques,Constructivisme pédagogie active de L'art d'être heureux

 le constructivisme est l'expression d une doctrine qui entend construire une nouvelle société.Le but de l'art constructiviste est d'exclure de l'oeuvre le réel et les référencés au réel, afin d'accéder à une autre forme de réédité esthétique.

 

 le constuctivisme texte, éternellement réécrit et métamorphosé, réorganisé,amplifié a ne plus rien y comprendre.beaucoup de bla-bla pour dire une choses et son contraire .une maladie de la connaissance mal interpréter l'énantiosémie comme ci-dessous.

le constructivisme en référence à Piaget ; - le socioconstructivisme qui se réclame en particulier des travaux de Vygotski et de Bruner.  analyser et prendre en compte les difficultés des élèves ; - apporter une aide au travail personnel des élèves, en assurent le suivi ; - favorise les situations interactives d'enseignement – apprentissage ; -  Remarques critiques C'est la pédagogie par objectifs qui fait le mieux prendre conscience des distorsions souvent considérables qui existent entre ce que l'enseignant se propose de faire acquérir . L'opérationnalisation des objectifs à atteindre fait que l'enseignant se trouve rapidement face à un trop grand nombre d'objectifs à viser au même moment, ce qui limite ce genre de pratique. Réduire un apprentissage complexe en une succession d’apprentissages plus simples peut avoir comme effet que, même si un élève satisfait à toutes les étapes intermédiaires de l'apprentissage, il peut ne pas maîtriser l’apprentissage complexe visé initialement. En matière d’apprentissage, le tout peut ne pas être la somme des parties qui le composent. A force de vouloir réduire les difficultés inhérentes à un apprentissage, on peut finir par les contourner et amener les élèves à réaliser des tâches au cours desquelles ils n’apprennent plus suffisamment.bla- bla-bla! et + ENCORE Bla ..........

 LA PHOTO . FORME DE séquencage de la PRÉHENSION DE LA REALITE


 Pour le constructivisme, acquérir des connaissances suppose l'activité des apprenants, activité de manipulation d'idées, de connaissances, de conceptions. Activité qui vient parfois bousculer, contrarier les manières de faire et de comprendre qui sont celles de l'apprenant. L'individu est donc le protagoniste actif du processus de connaissance, et les constructions mentales qui en résultent sont le produit de son activité. Pour Piaget, celui qui apprend n'est pas simplement en relation avec les connaissances qu'il apprend : il organise son monde au fur et à mesure qu'il apprend, en s’adaptant. Cette perspective constructiviste insiste sur la nature adaptative de l'intelligence, sur la fonction organisatrice, structurante qu’elle met en œuvre.

l'action du sujet sur les objets qui l'environnent, action qui se fait en fonction des connaissances et des structures cognitives déjà élaborées. L'assimilation offre la possibilité d'intégrer les données nouvelles aux connaissances dont le sujet dispose déjà.  Dans une perspective d'assimilation, comprendre un problème revient à le faire entrer dans les cadres de compréhension et de connaissances que l'individu maîtrise actuellement. Connaître reviendrait alors à ramener de l'inconnu à du connu.

Le processus d'accommodation est marqué par l'adaptation du sujet à des situations nouvelles d'où modification de ses cadres mentaux. C'est donc une action de l'environnement sur l'individu qui va avoir pour effet de provoquer des ajustements dans la manière de voir, de faire, de penser du sujet, en vue de prendre en compte ces données nouvelles quelque peu perturbantes. L'accommodation traduit l'action d'imposition du milieu sur l'activité cognitive du sujet, en le poussant à une réorganisation de ses connaissances, à une modification de sa manière de voir les choses, à la modification des conduites et des structures de l'individu.

Equilibration  processus à la fois complémentaires et antagonistes - assimilation et accommodation - caractérisent l'intelligence entendue comme adaptation, c'est à dire comme recherche du meilleur équilibre possible entre les deux, c'est à dire aussi entre l'individu et son milieu de vie, ou entre l'individu et la situation problème à laquelle il se trouve confronté. C'est en ce sens qu'on a pu parler d'équilibration majorante, c'est à dire de la recherche de l'équilibre (ou de la solution, du compromis) le plus favorable à l'individu .

 

Piaget en parle en terme d'autorégulation.  Développement d'une pédagogie active L’approche constructive en matière d’apprentissage ouvre sur des pratiques de pédagogie active. Ce faisant elle rejoint, valide et conforte certaines options et pratiques du vaste courant de pédagogie nouvelle et active qui court sur un siècle (des années 1880 aux années 1970). Cette approche : - considère davantage l'élève comme l'artisan de ses connaissances ; - place ceux qui apprennent en activités de manipulation d'idées, de connaissances, de conceptions, de manières de faire, etc. ; - valorise les activités d’apprentissage, en mettant l'élève en position centrale dans les dispositifs d'enseignement- apprentissage. D'autre part, les connaissances se construisant sur la base des connaissances antérieures, les enseignants ont intérêt : - à se donner davantage d'outils permettant d'évaluer les pré-requis (savoirs et savoir-faire) dont disposent leurs élèves ; - à tenir compte des représentations, des conceptions des élèves, car elles peuvent, soit servir de point d'appui, soit faire obstacle, à l'acquisition de connaissances nouvelles. Favoriser les situations-problèmes La situation d'apprentissage de base, constructiviste par excellence, est la situation-problème. Pourquoi ? Parce qu'elle est à même de favoriser le développement d'un conflit cognitif lequel apparaît dans la théorie constructiviste comme capable de générer des changements conceptuels, de faire progresser les élèves. Une situation problème est telle que ce que l'élève connaît et sait faire actuellement n'est pas immédiatement suffisant pour qu'il puisse répondre correctement

la conception constructiviste de l'apprentissage privilégie la confrontation des apprenants à des situations-problèmes. Tout cela parce que la déstabilisation des savoirs et des savoir-faire que l'apprenant a du mal à mobiliser efficacement pour résoudre le problème peut générer une dynamique de recherche de solution capable : - d'entraîner la restructuration de ce qu'il sait déjà, - de favoriser l'acquisition de savoirs et de savoir-faire nouveaux.

La conception constructiviste de l'apprentissage (dans son aspect central) se base sur la production d'un conflit cognitif par confrontation d'un apprenant à une situation problème, d'où un effet de déstabilisation susceptible de provoquer une réorganisation de connaissances ou l'acquisition de nouveaux savoirs et savoir-faire.  Socioconstructivisme Par rapport au constructivisme, l’approche sociocognitive ou socioconstructive introduit une dimension supplémentaire : celle des interactions, des échanges, du travail de verbalisation, de coconstruction, de co-élaboration. Cette idée de base transparaît dans bon nombre de tires d’ouvrages d’aujourd’hui : interagir et connaître, on n’apprend pas tout seul, interagir pour apprendre, etc. L'apprentissage est alors davantage considéré comme le produit d'activités sociocognitives liées aux échanges didactiques enseignant – élèves et élèves - élèves. Dans cette perspective, l’idée d’une construction sociale de l’intelligence est prolongée par l’idée d’une auto-socio-construction des connaissances par ceux qui apprennent. Dans le cadre socioconstructiviste, les conditions de mise en activité des apprenants sont essentielles, car ce qui se joue dans les apprentissages ce n’est pas seulement l’acquisition de connaissances nouvelles ou la restructuration de connaissances existantes ; c’est également le développement de la capacité à apprendre, à comprendre, à analyser ; c’est également la maîtrise d’outils. Ce n’est donc plus seulement par ce que l’enseignant transmet, et par les formes de mise en activité des élèves confrontés à des situations problèmes, que les élèves apprennent. C’est par des mises en interactivité (entre élèves et entre enseignant et élèves) que le savoir se construit.  Si on regarde du côté des chercheurs qui s’inscrivent dans ce cadre théorique, on note qu’ils sont très nombreux à se réclamer des travaux de Vygotski.

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On pourrait dire que Piaget est au constructivisme ce que Vygotski est au socioconstructivisme. Il s’agit d’un courant de recherches en plein développement , des auteurs très différents comme Vygotski, Bruner ou Perret Clermont, en sachant que, par ailleurs, des analyses plus poussées permettraient de les différencier. les points communs sont, globalement, plus importants que les différences, et que cette perspective sociocognitive permet de les réunir.  l'apprentissage provoque l'émergence de processus évolutifs qui, sinon, demeureraient en sommeil. Il favorise la formation d'une zone de prochain développement, entendue comme l'écart entre le niveau de résolution d'un problème sous la direction et avec l'aide d'adultes ou de pairs plus compétents, et celui atteint seul. A la distinction entre le niveau de ce que l'élève est capable d'atteindre tout seul, et celui qu'il est capable d'atteindre avec l'aide d'un adulte ou d'un pair, s’ajoute l'idée que l'élève saura bientôt faire par lui-même, ce qu'il parvient actuellement à réaliser avec l'aide d'autrui. Ainsi, en collaboration, sous la direction et avec l'aide de quelqu'un, l'élève peut toujours faire plus et résoudre des problèmes plus difficiles que lorsqu'il agit tout seul. Cette approche véhicule l'idée que le véritable enseignement est toujours un peu en avance sur ce que les élèves maîtrisent et savent faire aujourd'hui.  Dans cette perspective, le rôle et la fonction de l’enseignant changent : plus qu’un transmetteur de connaissances, il est un guide, une personne ressource, un tuteur, un régulateur, un passeur, un médiateur.

Le processus d’étayage Deux idées-forces traversent l'œuvre de Bruner : - la culture donne forme à l'esprit, - l'activité mentale ne se produit jamais isolément. Pour lui, apprendre est « un processus interactif dans lequel les gens apprennent les uns des autres » . Il considère que le modèle transmissif qui place l'enseignant en position de monopole n'est plus à même de répondre convenablement aux exigences de maîtrise de savoir-faire, de cheminement vers l'autonomie, d'acquisition du jugement, de capacité à s'auto-évaluer. Bruner voit davantage le rôle de l’enseignant à travers la mise en œuvre d’un processus d’étayage. Les fonctions de ce processus attestent que ce qui est bénéfique tient autant aux composantes socio-affectives qu’aux aspects cognitifs ou intellectuels. Aspects socio-affectifs Nous avons la mobilisation, le maintien de l’intérêt et de la motivation de l’élève dans le champ de la tâche. Sans perdre de vue le but à atteindre, l’enseignant fait en sorte que la tâche soit plus agréable à réaliser avec son aide, tout en évitant que l’élève soit trop dépendant de lui. Au premier aspect correspond l'effort d'enrôlement pour intéresser l’élève à la tâche, solliciter sa motivation, le mettre davantage devant les exigences de la tâche.

Le deuxième aspect se veut doublement dynamisant : garder l’élève dans le champ de résolution du problème sans qu'il perde de vue le but à atteindre ; l'encourager, faire preuve d'entrain et de sympathie pour que sa motivation ne s'éteigne pas. Aspects cognitifs Les éléments du soutien sur le plan cognitif concernent la prise en charge par l’enseignant (dans son rôle de tuteur) de certains aspects de la tâche, la signalisation des caractéristiques spécifiques et la suggestion de modèles de résolution. Le premier point correspond à la nécessité d'alléger la tâche de certaines de ses difficultés en la simplifiant quelque peu afin qu'elle soit momentanément davantage à la portée de l’élève. Le second point a trait à la possibilité que l’enseignant a de pointer certaines caractéristiques de la tâche pouvant mettre sur la voie de la résolution. C'est souvent une manière, pour lui, d'apprécier l'écart qui sépare ce que l’élève vient de faire de ce qui aurait dû être fait. Le dernier aspect, probablement le plus formateur et le plus difficile à mettre en œuvre aux yeux de  Bruner, consiste à montrer ce qui peut être fait sans pour autant donner la solution, à partir de ce que l’élève a déjà réalisé, soit parce que c'est une manière de lui faire voir qu'il est sur la bonne voie, ou au contraire pour l'alerter par rapport à une procédure de réalisation inadéquate. Effets de ce processus d’étayage : - effets immédiats : celui qui est aidé parvient à faire des choses qu’il ne réussirait pas à faire correctement tout seul ; - effets d’apprentissage à plus long terme : ils sont le fruit du travail verbal d’explicitation et de compréhension des exigences de la tâche à réaliser et des procédures de résolution.  Le conflit sociocognitif , sous certaines conditions, le conflit peut être formateur (travaux de Perret-Clermont, Doise et Mugny). Mais à la différence de ce que nous avons vu avec Piaget, la dimension interactive joue ici un rôle essentiel.

Parmi les conditions, deux sont à noter : - qu’il s’agisse d’un débat d’idée, arguments à l’appui, et non d’une rivalité entre personnes ; - que la divergence de points de vue se développe sur fond de dialogue. Il s’agit alors de ménager des tâches qui peuvent faire émerger des désaccords, des divergences de points de vue, des représentations différentes d’un phénomène, qui engagent un travail explicatif en prolongement. Ceci peut s’envisager dans des interactions enseignant-élèves mais également élèves-élèves lors d’activités en petits groupes par exemple.

Qu’il s’agisse de la prise en compte des représentations des apprenants sur les objets d'apprentissage, de développer la maîtrise d’outils pour apprendre à apprendre, d’insister sur les processus d'appropriation de connaissances, de solliciter l’activité métacognitive, de privilégier la dimension formative de l'évaluation. Dans la relation classique d’enseignement, le professeur s’adresse à l’ensemble d’une classe et ce sont des processus de transmission et d’acquisition de connaissances qui sont mis en œuvre. Mais si l’enseignant présente des connaissances, est-on sûr que ce sont également des connaissances que les élèves reçoivent ? Très souvent, la manière dont ils les reçoivent et les perçoivent en font des informations, c’est à dire des données déjà mises en forme, façonnées, des données qui sont pour eux peu malléables, difficilement réutilisables sauf à les répéter, à les réciter. Il en est souvent ainsi car, à la différence des enseignants, les élèves n'ont pas la même culture d'accompagnement et de contextualisation des connaissances qu'ils reçoivent et ne sont pas encore suffisamment autonomes dans leur fonctionnement scolaire ; aussi, la simple transmission des connaissances n’est en général pas suffisante pour qu’ils se les approprient, même si l’enseignant, comme c’est souvent le cas, fait un double travail de transposition didactique et d’accompagnement pédagogique pour faciliter les acquisitions. Il faudrait alors accorder davantage d’importance aux processus par lesquels les informations contenues dans ce qui est présenté aux élèves sont reprises, sémiotisées par eux, et deviennent alors des connaissances. Ce retraitement des données reçues, où le travail de verbalisation joue un rôle très important, nécessite tout un effort d’explicitation, de reconstruction, de modélisation. Il permet ensuite aux élèves de réinvestir les connaissances qu’ils se sont ainsi appropriées.

Il n'est pas suffisant de considérer que l'élève est là pour recevoir un savoir transmis par l'enseignant et pour être capable de le reproduire avec plus ou moins de fidélité. Ce serait, scolairement parlant, n'envisager le savoir que comme un produit, quelque chose d'achevé, d'objectivable, de non évolutif, quelque chose de déjà construit par rapport auquel l'enseignant aurait pour l'essentiel à faire un travail d'exposition de connaissances. Or à travers le savoir, ce qui importe pour des personnes en position d'apprentissage c'est le type d'exigence auquel il soumet celui qui y accède. Il est alors plus important de regarder dans le savoir, non pas la forme achevée qu'il peut prendre à un moment donné de son histoire mais la manière dont il se construit pour ceux qui apprennent et ce qu'il contribue à développer chez ceux qui font l'effort de se l'approprier. Il est donc important, scolairement parlant, de considérer d'abord la dimension du savoir comme processus. Du coup l'enseignant devient davantage celui qui encadre, accompagne les élèves dans des activités didactiques où ils sont en position d'avoir à comprendre, à agir. En outre, à sa manière, elle invite l’enseignant à davantage se positionner comme un médiateur, un tuteur, un passeur, un accompagnateur, un régulateur, une personne ressource dans des dispositifs de mise en activité des élèves.

 


 Lev VygotskiPsychologie de l’art

 

 Vygotski travaille à donner des fondements conceptuels à une nouvelle science de l’art : une psychologie sociale de l’art non subjectiviste. Pour lui il n’y a de psychologie subjective (introspective) qui puisse traiter de l’art. Il distingue par ailleurs la psychologie sociale de la psychologie collective (qui analyse des phénomènes de groupes ou des institutions comme l’Église, l’Armée, etc.). La psychologie de l’art a, selon lui, un rapport avec l’esthétique, les deux domaines n’ayant pas de frontières franches. C’est du côté de la psychologie objective qu’il faut chercher les bases théoriques et méthodologiques de l’analyse du matériau artistique : « utiliser le langage de la psychologie objective pour parler des faits objectifs de l’art » 

 

En ce sens, l’art est considéré comme « une technique sociale du sentiment » dont l’analyse vise l’objectivation des « signes esthétiques » mis en œuvre par l’artiste pour susciter les émotions .

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Aussi s’agit-il de comprendre en quoi la démarche artistique est « une sphère tout à fait particulière du psychisme de l’homme social : la sphère du sentiment. Est stérile, dit-il, toute tentative d’analyse du « vécu » de l’artiste ou du spectateur, car ce vécu est dissimulé dans la sphère de l’inconscient. La base de la psychologie objective de l’art est donc l’œuvre en elle-même, qui « ne reflétera aucun processus psychique individuel » .

 

l’art à une action éducative susceptible de modifier durablement le comportement. à faire l’analyse du matériau propre à l’œuvre d’art, de sa structure, de sa finalité d’une part, et de son action psychologique d’autre part. L’action psychologique de l’œuvre n’est pas immédiate, et les modes de réception et d’interprétation de l’œuvre ne lui incombent pas entièrement. L’œuvre impressionne l’économie psychique d’une certaine manière, mais ne prédétermine pas les interprétations des œuvres, ni les théories qui s’y rapportent. L’art est donc un « langage », une « technique des sentiments » qui prend forme dans l’acte de création. L’œuvre est en ce sens une matrice organisationnelle de notre comportement futur, de nos sentiments et de nos catégories de perception ; elle oriente en quelque sorte les dispositions de la perception. 

 la thèse de Vygotski est un rappel de sa conception de l’individu et de la vie sociale, qui le conduit à démontrer que toute science de l’esthétique, ou psychologie de l’art, finalement, est sociologique :

 

« L’art est social en nous, et, si son action s’exerce en un individu isolé, cela ne signifie pas du tout que ses racines et son essence soient individuelles. C’est une grande naïveté de ne comprendre le social que comme collectif, comme impliquant une multitude de personnes. Le social est aussi là où il n’y a qu’un individu avec ses vécus personnels. la théorie de la contagion : le sentiment qui prend naissance chez un seul individu gagne tous les autres, devient social, c’est justement l’inverse. La refonte des sentiments au-dehors de nous s’effectue grâce au sentiment social qui est objectivé, projeté hors de nous, matérialisé et fixé dans les objets extérieurs de l’art, qui sont devenus les outils de la société ».


 Jérome Bruner : La psychologie et le socioconstructivisme 

 Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.

Les travaux de Bruner sur le développement de l’enfant se situent dans la perspective plus vaste d’une psychologie historique et culturelle, qui étudie comment l’esprit humain se développe à travers l’internalisation de modèles, d’outils et d’œuvres construites par la culture, le langage et les interactions sociales :

« C’est la culture qui donne forme à l’esprit, c’est elle qui nous procure l’outillage grâce auquel nous construisons non seulement les univers dans lesquels nous évoluons, mais aussi la conception même que nous avons de nous-mêmes et de notre capacité à y intervenir. »  C’est par leur intermédiaire qu’ont d’abord été connus en Europe les travaux de Vygotski, auquel il se réfère souvent. Cette psychologie culturelle est dialectique et constructiviste : la culture ne modèle pas l’esprit sous forme d’un déterminisme mécanique. D’une part, comme Vygotski dans sa Psychologie de l’œuvre d’art, Bruner insiste sur le fait que contradictions et tensions sont constitutives d’une culture. Le propre des œuvres de pensée, et plus spécifi quement des œuvres d’art, est qu’elles mettent en forme et permettent de penser les contradictions : « Toute culture constitue à la fois une solution à la vie en commun et une menace et un défi pour ceux qui vivent à l’intérieur de ses limites. Pour survivre, elle doit disposer des moyens de faire face aux confl its d’intérêts inhérents à la vie en communauté.. La culture n’est jamais d’un seul tenant, et notre réserve d’histoires ne tient pas en un seul bloc ; toute sa vitalité tient à sa dialectique : elle a besoin de concilier les points de vue opposés, les récits qui s’affrontent. Beaucoup d’histoires nous parviennent : nous les gardons en réserve, même si elles entrent en conflit les unes avec les autres. » Les œuvres  « nous aident à nous représenter à nous-mêmes notre propre déséquilibre » . D’autre part, le phénomène fondamental du fonctionnement de la pensée est la construction de signification. Bruner se réfère ici à la perspective anthropologique dont il cite souvent les grands textes, et dont il transpose sur le plan psychologique la question centrale : comment les êtres humains créent-ils de la signification dans le cadre de leur culture particulière ? La question que rencontre une psychologie culturelle est donc de comprendre « comment nous élaborons et négocions les significations, comment se construit l’individualité et le sentiment que nous sommes source de nos actions, comment nous acqué- rons nos compétences symboliques »

 

 Traditions et transmission,Jerome Bruner,Piaget,Vygotski